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Après Glory of the Roman Empire, Haemimont Games persiste dans le genre du city-builder antique avec Imperium Romanum. Un genre déjà bien représenté, par Caesar IV ou CivCity Rome par exemple. Voyons donc comment se positionne ce nouveau challenger face à la concurrence.

Après avoir joué à Imperium Romanum, j'ai lu le test de Glory of the Roman Empire, la précédente production des développeurs, à laquelle je n'avais pas joué à l'époque. Et ce qui m'a frappé, ce sont les nombreuses similitudes qu'il y a entre les deux titres. Par moments, j'avais l'impression que ces lignes, écrites par Super.Panda il y a près de deux ans, parlaient du jeu que j'avais entre les mains, tellement elles semblaient s'appliquer à mon cas. Si on pouvait évidemment s'attendre à un air de famille, venant du même studio, c'est parfois carrément du copier-coller, jusque dans les quatre niveaux de maisons par exemple (magalias, casas, domus et villas). Que ceux ayant pratiqué Glory of the Roman Empire ne s'étonnent donc pas d'en retrouver les qualités et les défauts dans ce test. Pour les autres, voyons de plus près de quoi il retourne.

Capoue ne s'est pas fait en un jour...Imperium Romanum est un city-builder, c'est-à-dire un jeu de gestion centré sur la construction d'une ville, sur son développement et la prospérité de ses habitants. Il faut donc glaner des matériaux (bois, pierre, argile...), ériger des bâtiments, produire de la nourriture. Une production qui se fait souvent en deux étapes : les champs donnent de la farine, qu'il faut ensuite transformer en pain. Idem avec la viande et les saucisses, le lin et les vêtements. Tout ceci comble les besoins des habitants, qui deviennent plus riches mais aussi plus exigeants. Une fois leurs demandes élémentaires satisfaites, ils finiront par exiger du vin ou un théâtre. Des mécanismes qui rappellent fortement d'autres titres du genre, on se croirait parfois dans un hypothétique Anno -509... Mais en moins complexe, car Imperium Romanum se destine avant tout aux novices.

Le jeu est assez mignon, même en zoomant.En effet, tout comme Glory of the Roman Empire, Imperium Romanum manque un peu de profondeur. Le gameplay, bien qu'efficace, est trop classique, et sur le long terme la répétitivité des parties finira par lasser, surtout les joueurs chevronnés. C'est d'autant plus dommage qu'il y a pas mal de contenu à se mettre sous la dent. De nombreux scénarios sont disponibles, avec des conditions de départ et des environnements assez variés. Le mode histoire s'étend sur plus de six siècles et s'offre même le luxe d'être non linéaire, laissant au joueur le choix entre plusieurs missions. Une histoire d'ailleurs très bien respectée par les développeurs. Non seulement ils collent au plus près à la réalité, mais le jeu ne cesse de nous donner des informations purement gratuites, n'ayant d'autre but que de nous plonger au coeur de cette époque. C'est très instructif, presque éducatif. Cette riche documentation est vraiment bien intégrée, elle n'est pas à part comme peut l'être l'encyclopédie d'un Age of Empire. Non, elle est distillée au bon moment en fonction des actions réalisées. C'est un des points forts d'Imperium Romanum, avec ses graphismes soignés et son interface claire et intuitive.

La guerre n'est jamais un plaisir, surtout quand elle est aussi mal gérée.Le problème, c'est que Imperium Romanum est présenté comme un jeu de gestion, mais aussi de stratégie avec, je cite, "de nombreuses unités militaires différentes". Et de ce point de vue, force est de constater que le titre est raté. Les Romains disposent seulement de trois unités : fantassins, cavaliers, archers ; auxquelles il faut rajouter les quelques troupes des peuplades barbares. La production d'hommes est très simplifiée : chaque bâtiment vous octroie automatiquement une unique escouade. Autrement dit, si vous voulez deux groupes de Hastati, vous devrez construire deux casernes. Une fois les soldats produits, le premier réflexe est de les sélectionner et de faire un clic droit pour les déplacer. Que nenni ! Le clic droit affiche toujours le menu de construction. Il faut passer par la fenêtre des troupes pour leur indiquer un point de ralliement, ce qui rend les mouvements pénibles. Mais c'est pire une fois en combat. On ne peut pas désigner une cible précise, seulement le groupe d'ennemis le plus proche. Il arrive donc que notre armée s'attaque d'abord aux fantassins ennemis, alors qu'elle est sous une pluie de flèches des archers représentant une menace plus directe. Frustrant... Et aucunement stratégique. La seule option est le choix entre deux formations. Quant au moral des troupes, il est géré, mais le joueur n'a aucune influence sur son évolution. Un beau gâchis. Imperium Romanum reste toutefois un bon jeu de gestion, certes un peu simple, mais agréable à pratiquer de temps en temps. Mais n'y placez pas des attentes au niveau stratégique, vous seriez déçu.


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